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Histoire générale
 


Vestiges gallo-romains au hameau de Drôme la romaine/Laveyrune : vestiges d'un mausolée à Marcus Jalius Bassus de la tribu Voltinia, consul de Rome sous l'Empire, vestiges aussi d'une ferme sur le même lieu (roue de moulin, aqueduc)
quelques vieux quartiers: le Péage, Montredon

Du moyen-âge à nos jours

Les seigneurs de Lablachère furent de toute antiquité les mêmes que ceux de Joyeuse, les Bermond, les Châteauneuf-Randon et les Joyeuse.
Parmi les familles nobles de la paroisse, la plus ancienne est celle de la Saulmée (de Salmesia) et ensuite La Saumès. Elle avait sa résidence au château de ce nom, tout près du village de La Jaujon, chef-lieu de la paroisse, mais il est certain que le château actuel n'est pas le même que le primitif. C'est une grande maison rectangulaire avec toit à quatre pentes, deux étages, très grandes fenêtres à croisillons, belle maçonnerie en pierres de taille, cour, chapelle et jardin.
Le 21 juillet 1367, Catherine Chabassut de la ville de Joyeuse, veuve de Guillaume Fabri, remariée à noble Pons de la Saulmée, fit donation de tous ses biens à son proche parent noble Pons de Malet.
Le 28 mai 1373, au château de Joyeuse, Noble Pierre de Malet, coseigneur de Vernon, rend hommage à Louis, Baron de Joyeuse, en présence de noble Durand de la Saulmée.
Il est probable que Jean ne laissa pas de postérité car son héritage et celui de son père passèrent à noble Reymond Ferrand d'après le testament de ce dernier du 18 août 1462, reçu Guillaume de Bona, archiprêtre de Sampzon, prieur de Sablières et notaire.
Il veut qu'on accomplisse les volontés de feu noble Jean de la Saulmée, dont il est biens tenant et ordonne deux-cent messes pour le repoos de l'âme de sa fille noble Jane ferrand, femme de noble Louis de Borne, son gendre, et laisse l'usufruit de ses biens à sa femme noble Ricardette de Salavas, faisant héritier universel noble Bertrand de Borne son petit-fils, fils desdits Louis et Jane.
Ledit Bertrand de Borne en son testament du 23 juillet 1526 se qualifie seigneur de la Saulmée, paroisse de Lablachère, y habitant.
Il élit sa sépulture dans l'église de Saint-Julien de cette paroisse, dans la chapelle qu'il a fait construire sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste, suivant les intentions de feu noble Jean de la Saulmée et dans la tombe où son père est inhumé. Il ordonne des prières pour noble Bertrand, Pierre et Reymond Ferrand, Jean de la Saulmée, Jeanne Ferrand sa mère, etc.. Il fait son héritier noble Jacques de Borne, son neveu, fils de feu noble Pierre, frère du testateur, acte passé au château de la Saulmée, dans la chambre neuve.
Pierre de Borne devint donc seigneur de la Saulmée et successivement son fils et son petit-fils. Celui-ci, Charles de Borne, seigneur de la Saulmée, y demeurant, eut de noble Catherine de la Baume de Casteljau, trois fils disparus de la maison paternelle, déshérités par leur père par suite de leur mauvaise conduite et plusieurs filles dont la cadette Catherine seule se conduisit bien et fut mariée deux fois. D'abord à noble Annet de Rosilhes dont elle n'eut pas d'enfant et ensuite en 1587 à noble Gaspard de Chanaleilles, seigneur du Pin en la paroisse de Fabras, qui devenu veuf et sans enfant de ladite Catherine, n'en fut pas moins son héritier.
Suivant les pactes du mariage, il quitta le château du Pin et vint demeurer à la Saulmée, où après son veuvage, il se remaria le 22 novembre 1601à Jane de Rosilhes, fille de feu Guillaume, seigneur de Laurac et de Jane de Budos. Il acheta la totalité de la terre de la Saulmée à ses belles-sœurs le 1er mars 1595 et transmit le tout à ses enfants.
Leur postérité s'est perpétuée jusqu'au XXe siècle, demeurant l'été au château de la Saulmée et l'hiver dans leur hôtel de Joyeuse.
Ayant abandonné le pays, ils vendirent le château à maître Charousset et l'hôtel à la famille Pellier de laquelle il fut acquis par M. Mathon, curé de Joyeuse, qui l'a donné à la ville pour le transformer en hôpital.
M. Paul-Aimé-René de Chanaleilles, marquis de la Saumès, s'est marié à Orléans où il demeure. En 1885, il a généreusement prêté son château de la Saulmée pour l'école libre, ayant racheté cette terre de M. Charousset, aliénée par son père. La branche aînée des marquis de Chanaleilles, qui avait acquis au début du XXe siècle le château de Chambonas près des Vans, de la maison de la Garde, s'est éteinte en la personne de Sosthène de Chanaleilles qui n'a laissé de demoiselle de Crillon qu'une fille, mariée au marquis de Marcieu.
Par son testament, M; de Chanaleilles à laissé à son parent éloigné, le marquis de la Saumès, le château de Chambonas et en même temps le titre de marquis de Chanaleilles.
La famille de Vachier, seigneurs de Lamolière et de Leyrolle, paroisse de Lablachère, est connue depuis noble Antoine de Vachier, 1er du nom, père d'Antoine, notaire qui épousa en 1544 catherine de Borne, fille de Jacques seigneur de la Saumès et de Marguerite de Rochesauve.
Ils contractèrent des alliances avec les La Garde de Chambonas, les Piolenc, les Reymond de Modène, les Rochiers du Prat, les Chalendar, les Mialhet de Costaros, etc.
La dernière, Marthe de Vachier, fille de Charles seigneur de Lamolière, épousa

  • En premières noces, à 29 ans en 1767, Louis Côme de Malherbes, seigneur de St-Aynan et de la Colongère, officier au régiment de Hainaud, d'Avranches, étant en garnison à Largentière, fils de Charles et d'Elizabeth de Brecey de Fougerol.

  • En secondes noces, En 1774, Joseph-François de Comte, maréchal de Camp, de Taurier, près de Largentière, dit le Chevalier d'Aubusson, fils de Joseph-Louis et de Catherine de Labaume.

N'ayant pas d'enfants de ces deux mariages, elle testa en octobre 1822, alors âgée de 84 ans, en faveur d'Adolphe de Gigord, son arrière-petit-neveu et elle mourut en décembre de la même année.
Monsieur et madame de Comte furent arrêtés pendant la terreur, enfermés au grand séminaire de Viviers et n'échappèrent à la mort que par la chute de Robespierre.
Un petit rameau des Reymond de Modène, seigneurs d'Aubenas, connu sous le nom de seigneurs de Regleton, le Bleynet et Pervéranges, vint s'établir à Lablachère par le mariage de Scipion de Reymond de Modène en 1645 avec hélix de Vachier, fille d'Henri et de Jeanne de Portanier.
Elle lui apporta en dot, la Rode et Leyrolles. Ce petit château situé au quartier de salymes, paroisse de Lablachère, prit alors le nom de Modène.Il y avait alors une chapelle qui fut désaffectée plus tard. Peu fortunés, leurs enfants firent de pauvres mariages.
Louis François épousa Jeanne Chabaud, veuve d'Henri de Sorbières, du lieu de Bournet à Grospierre, celle-ci n'ayant pas eu d'enfant de ses deux mariages, testa en faveur de Catherine sa sœur, femme de Jean d'Alamel, qui s'établit alors à Bournet et en prit le nom.
Le fils aîné, Charles de Reymond, seigneur de Regleton, fit un mariage plus en rapport avec sa condition en épousant en 1685 François-Louis d'Yzarn, fille d'Henri, seigneur de Montjeuet de marguerite de Bellan. Il fit de mauvaises affaires, se sépara de biens d'avec sa femme et laissa sept enfants qui vécurent pauvrement ne laissant pas de postérité. Charles forcé de quitter le château de Modène alla mourir à Joyeuse.
Une famille du nom de Du Sargues et plus tard Dussargues, avait des prétentions à la noblesse bien que non justifiées. Elle s'attribuait un blason d'azur à trois sargues d'argent, marquées de raies de sable. D'après Cuvier, les Sargues sont des poissons plats du genre dorade.
On trouve Etienne du sargues qualifié : Dominus Stephanus de Sargis miles, qui épousa le 3 novembre 1395, Agnès de la saulmée, fille de Pierre, seigneur de Cyroliers, paroisse de Lablachère.
Rien ne prouve que ce soit l'auteur des Dussargues qui achetèrent un peu avant la révolution, les seigneuries de Planzolles et de Vernon, ce qui leur donna un prétexte pour se dire nobles.
Le seigneur de Planzolles fut un des terroristes de Joyeuse pendant la révolution, tandis que son frère le seigneur de Vernon, fut un ardent royaliste qui prit part aux assemblées de camp de Jalès.
Les Dussargues avaient demeuré longtemps au Colombier, paroisse de Lablachère. Ce domaine fut acquis par M. Colomb, des Vans, qui le donna à sa fille lors de son mariage avec M. Destremx.
 

Lettre de Lablachère

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